Merck cherchait un moyen de traduire rapidement sa plateforme scientifique en plusieurs langues, sans compromettre la qualité. Grâce à l'API de DeepL, ils l'ont trouvé.
Le site web SYNTHIA®, initialement disponible en une seule langue, s'adresse désormais à une communauté mondiale en 13 langues.
En intégrant l'API DeepL, des processus de localisation qui prenaient plusieurs mois ont été ramenés à moins d'une journée.
Qualité et rapidité vont de pair. Merck publie désormais en premier et révise ensuite : la preuve de la confiance accordée à DeepL.
Certains contenus sont faciles à traduire. La terminologie chimique, les concepts scientifiques et la recherche spécialisée, eux, ne le sont pas. Pour le site web du logiciel de rétrosynthèse SYNTHIA® de Merck KGaA, dont le siège est à Darmstadt, en Allemagne, le défi était clair : décliner un site web hautement technique en plusieurs langues, rapidement, sans que la qualité des traductions ne vienne ternir plus de 350 ans de réputation scientifique.
Nous avons rencontré Martin Seidensticker, Senior Marketing Manager chez Merck, ainsi que l'équipe datagraphis qui a rendu ce projet possible : Denise Codrea, directrice de création digitale, et Michel Steingaß, développeur logiciel.
C'est une collaboration qui a permis de transformer un processus de localisation de plusieurs mois (entre les briefs d'agence, tickets JIRA, importations manuelles et cycles de révision interminables) en une opération qui prend désormais moins d'une journée.
SynthiaOnline.com est une plateforme dédiée à la rétrosynthèse, la science qui consiste à déterminer le chemin le plus efficace pour construire des molécules complexes. C'est une ressource de référence pour les chimistes travaillant dans la découverte de médicaments, l'industrie pharmaceutique et la recherche académique.
Lancé en anglais il y a tout juste deux ans, le site est passé de 50 à 1 930 pages (soit une augmentation spectaculaire de 3 660 %) dans 13 langues, et regorge d'articles de recherche, de webinaires, de livres blancs, de notes d'application et bien plus encore.
Pour SYNTHIA®, le site web est au cœur de toutes ses activités marketing. Toutes les campagnes, tous les salons professionnels et tous les outils de vente y font référence. Mais avec un contenu entièrement en anglais, cette approche unique ne permettait pas de répondre aux attentes d'une audience internationale.
L'équipe de Merck savait que des scientifiques au Japon, en Chine, en Corée du Sud et ailleurs recherchaient activement des contenus dans leur propre langue. La demande existait déjà, mais sans site web localisé, Merck passait à côté d'une opportunité considérable.
La solution évidente était de traduire le site. Mais les options disponibles n'étaient tout simplement pas adaptées à cette échelle.
La traduction manuelle n'était pas envisageable. Le volume et le temps requis étaient déjà un obstacle en soi, mais dès lors qu'on prend en compte le niveau de précision exigé pour un public de scientifiques titulaires d'un doctorat, cette approche n'était pas viable. Martin l’explique ainsi :
« Nous aurions eu des tickets JIRA pour chaque page à traduire ; le processus entier aurait pris plusieurs avant d’aboutir. »
Et l’outil d'IA générique qu'ils avaient essayé n'était pas non plus à la hauteur. Pour les contenus scientifiques très techniques, elle s'est révélée insuffisante : non seulement les termes techniques perdaient tout leur sens, mais le résultat en devenait parfois cocasse. Et la quantité de corrections nécessaires ensuite faisait que cela prenait autant de temps que de traduire manuellement. Comme le résume Martin :
« Avec l'outil précédent, surtout pour ces termes techniques, les traductions n'avaient tout simplement plus aucun sens. En les publiant, vous auriez nui à votre réputation. »
Martin Seidensticker, Senior Marketing Manager, Merck

« Le succès, c'est un site web qui fonctionne bien pour les utilisateurs internationaux. Il doit être facile à gérer en plusieurs langues et simple à faire évoluer. »
Denise Codrea, directrice de création digitale, datagraphis
L'équipe a développé le site web SYNTHIA® sur TYPO3, un système de gestion de contenu particulièrement bien adapté aux sites multilingues.
Pour alimenter la traduction, l'élément central du projet, ils l'ont connecté à l'API DeepL : plutôt que de copier-coller le contenu dans un outil de traduction externe, la traduction s'effectue là où le contenu existe déjà.
Concrètement, cela signifie que les rédacteurs de Merck n'ont jamais à quitter leur environnement TYPO3. Un nouveau bouton apparaît aux côtés des commandes de contenu existantes. Il suffit de sélectionner ce que l'on souhaite traduire, de cliquer, et c'est fait. Comme l'indique Michel :
« La mise en place a été très simple, la prise en main très rapide. Il y a un glossaire, il y a un bouton. On appuie dessus et tout est prêt. »
En parlant de glossaires, pour une plateforme axée sur des contenus scientifiques hautement techniques, ceux-ci ont joué un rôle essentiel dans la rapidité et l'efficacité du projet. En raison de la terminologie complexe utilisée par SYNTHIA®, une traduction précise est impossible sans contexte adapté. Dans ce cadre, les glossaires DeepL ont joué un rôle crucial.
Datagraphis a créé des glossaires d’environ 100 à 120 entrées par langue, couvrant les termes les plus importants. Ces glossaires ont permis d'assurer une traduction cohérente du style, de la terminologie et des termes clés pour chaque langue et chaque page web. C'est ce qui a rendu le processus de post-édition bien plus efficace, en donnant à l'équipe la confiance nécessaire pour s'appuyer sur les résultats obtenus.
Grâce au glossaire et à une intégration parfaitement fonctionnelle, le site était prêt à se déployer à grande échelle. Comme le dit Denise à propos de l'API DeepL :
« C'était un outil vraiment parfait. J'ai vraiment aimé travailler avec. »

Pour Merck et datagraphis, tout a changé depuis qu'ils peuvent traduire des pages entières en un seul clic. La façon dont ils travaillent, les marchés qu'ils atteignent, les résultats qu'ils obtiennent. Voici ce que cela a donné concrètement.
« Nous lançons d'abord le site en ligne, puis nous informons tout le monde : votre nouveau site internet est disponible dans votre langue, n'hésitez pas à y jeter un coup d'œil. »
Martin Seidensticker, Senior Marketing Manager, Merck
Pour Martin, il ne s'agissait pas seulement d'une question de rapidité, mais avant tout de confiance. La qualité des traductions DeepL signifiait que l'équipe n'avait plus besoin de relire et corriger chaque traduction avant la mise en ligne. Au contraire, ils ont entièrement inversé le processus. Comme l'explique Martin : « notre objectif était de pouvoir nous fier totalement à la traduction, au point de publier le contenu les yeux fermés. »
Traduire, publier, puis inviter un relecteur natif à réviser et peaufiner. Dès le départ, Martin a toujours voulu qu'un locuteur natif dédié soit responsable de chaque version linguistique, donnant ainsi aux marchés locaux la maîtrise de leur propre contenu. Ces personnes font toujours partie intégrante du processus, mais elles sont désormais libres de se concentrer sur ce qu'elles font le mieux.
« Nous savions que l'API DeepL promettait un processus rapide au moment de configurer une nouvelle langue. »
Michel Steingaß, développeur logiciel, datagraphis
L'impact sur le processus de travail de Datagraphis a été considérable. À ce jour, l'équipe a traduit bien plus d'un million de caractères sur l'ensemble du site, et l'ajout d'une nouvelle langue prend désormais moins d'une journée. La révision humaine fait toujours partie du processus, mais ce qui impliquait auparavant de briefer un prestataire de services linguistiques (LSP), de négocier les coûts, d'attendre des semaines pour recevoir les traductions puis de tout réimporter manuellement dans le CMS, se fait maintenant en quelques heures. Comme le souligne Denise :
« Pour tout l'aspect organisationnel (leur soumettre un devis, évoquer les coûts), il faut compter environ une semaine rien que pour ces échanges. »
Cette contrainte a désormais disparu.
« Nous constatons un impact considérable en termes de SEO, les gens recherchent vraiment ces contenus et arrivent sur le site.»
Martin Seidensticker, Senior Marketing Manager, Merck
Les résultats parlent d'eux-mêmes. Le site web SYNTHIA® compte désormais 1 930 pages en 13 langues, et l'impact sur le référencement a été significatif.
Les scientifiques trouvent la plateforme en effectuant leurs recherches dans leur propre langue, et les données le confirment. Parmi les 10 pages les plus consultées, 7 sont localisées. Les campagnes localisées disposent désormais d'une destination à la hauteur de l'ensemble du parcours, dans une seule langue, de la première recherche jusqu'à la conversion. Comme le dit Martin : « disposer de l'intégralité du parcours dans une langue locale est vraiment utile, cela le rend tout simplement possible. »
Et puis, il y a eu un succès inattendu : le Brésil. Martin admet qu'il n'avait pas anticipé la demande pour une version en portugais brésilien, mais les chiffres ont montré le contraire.
« Au début, je me suis demandé pourquoi j'avais besoin de deux versions en portugais. »
Mais depuis le lancement des pages localisées, le trafic en provenance du Brésil a augmenté de 600 %. « Le Brésil se démarque vraiment. Ils ont besoin d'une version dans leur propre langue. »
Un rappel utile : la localisation ne se limite pas aux marchés auxquels vous vous attendez, elle vous ouvre des portes dont vous ignoriez l'existence.
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